10 août 2006

Juré, craché !

Je déteste les gens qui ne tiennent pas leurs promesses.
Comme ces personnes dont vous n’avez plus de nouvelles et qui pourtant avaient juré de vous en donner.
Je ne parle pas de ceux qui sont de passage dans votre Vie, des copains de classe, d’un voisin… mais des gens qui vous disent au revoir la larme à l’œil et vous promettent de vous écrire, de vous téléphoner, de se revoir et qui finalement ne font rien.
D’abord ça fait mal au cœur d’espérer pour rien, ce n’est pas honnête de leur part (et j’exècre les gens malhonnêtes) et c’est aussi d’une grande impolitesse … je préfère alors que l’on ne me dise rien et avoir la surprise d’une lettre dans ma boite.
Bien entendu, la distance, les années vont peut-être effilocher ces liens mais promettre de garder contact et ne pas le faire est pour moi détestable.
Je ne suis pourtant pas du genre à téléphoner toutes les semaines ou à écrire des tartines entière de ma vie mais de temps en temps, un mail, une carte, un appel … juste une attention pour dire "je ne t’oublie pas" … je trouve ça réconfortant et plaisant.
J’ai, par exemple, encore des contacts avec d’anciens collègues … avec l’un d’entre eux cela fera bientôt 10 ans que l’on se connaît … (eh oui ça ne nous rajeunit pas D.)
On a travaillé 4 ans ensemble et on s’est revu quoi ? 2 fois ? Et depuis on s’envoie un message de temps en temps … c’est pas énorme mais ça me suffit.
Même avec 3 phrases, je retrouve cette connivence, cet humour que nous avions partagé.
Avec d’autres, on organisait une petite bouffe environs tous les 3 mois … entre-temps on ne se parlait que par courrier électronique et encore c’était bien souvent pour s’envoyer des blagues à 2 francs 6 sous … et pourtant c’était toujours un plaisir de les voir …. mais qui rassemblait tout ce beau monde ? Je vous le donne en mille … Eh oui …
Ils étaient les premiers à dire que c’était une bonne idée, à répondre présents et quand on se quittait, ils avaient tous un sourire jusque derrière les oreilles … et pourtant au final il n’en reste qu’une parmi tout ce groupe dont j’ai encore des nouvelles …
Je ne veux pas dire par là qu’il faut garder contact avec tous et tout le monde … mais pourquoi se dire que perdre de vue des gens avec qui vous aviez des affinités est une fatalité ?
Avec le temps, j’ai arrêté de persévérer … à quoi bon se fatiguer et entretenir des liens avec des personnes qui apparemment s’en fichent royalement… ?
C’est difficile pour mon cœur d’artichaut mais ça s’apprend … on arrête d’envoyer des mails dans le vide, des cartes postales ou de passer du temps à créer des cartes d’anniversaire ou de Noël qui restent sans réponse ou qui en fait ne sont même pas appréciées à leur juste valeur.
Pendant longtemps j’ai eu peur de faire "ce tri" … je craignais de faire le vide autour de moi mais finalement ce n’est pas plus mal …
Je préfère recevoir un petit mot de temps en temps mais sincère que d’envoyer des messages à tout-va sans vraiment avoir de retour …

7 Comments:

Anonymous Thierry said...

Suis entièrement d'accord avec ce que tu as écrit.
Il y a ausi les faux amis. Ceux qui donnent plus ou moins régulièrement de leurs nouvelles mais qui glissent invariablement une sollicitation dans leurs coups de téléphone ou dans leurs courriers. Qui, juste avant de conclure, disent "Tiens, j'aurais un petit service à te demander". Ce n'est pas de rendre service qui me gêne, au contraire, mais c'est de n'avoir être appelé qu'à cette seule fin et, une fois cela passé, de laisser un désert de communication entre deux messages. Est-ce pour donner une importance quelconque à leur interlocuteur ("J'ai fait le tour du monde et il n'y a que toi seul qui puisse me venir en aide") ? Ou est-ce une façon de reléguer inconsciemment quelqu'un à la valeur d'usage qu'on accorderait habituellement à un robot ménager ("Il me semble que tu (ne) sais faire (que) ça, alors je te branche sur ce problème, et ensuite on range tout jusqu'à la prochaine fois") ?
Ces faux amis ne sont pas ceux dont on aimerait avoir des nouvelles, dont on espère un petit geste qui dirait simplement "on pense à toi, sincèrement". Ceux-là apparaissent toujours avec une récurrence déconcertante chargée de motifs bien préparés. Ils rendent l'absence ou le silence des vrais amis plus insupportable encore.
Bon, allez, je me suis un peu lâché dans ce commentaire mais, je le répète, je partage vraiment l'humeur de ton billet qui a fait resurgir quelques amertumes passées. Et puis, ça fait du bien de le dire, non ?

11 août, 2006 09:16  
Blogger Gabbel said...

Oh oui Thierry, je connais bien ces "amis" aussi ... apprendre à dire Non est toujours en cours :-)

11 août, 2006 11:42  
Anonymous speedy80 said...

je viens de passer ce cap il y a environ 2 ans. de mes «ami/e/s», il n'en reste que 2. une qui a fait sa formation avec moi en 97, et l'autre qui chantait dans le même chœur que moi. et les autres, plus de nouvelles. j'ai arrêté de courir après eux pour rien. le pire, c'est que je croyais avoir des points en commun avec. et bien pas du tout. l'amie d'enfance qui a eu 3 enfants en 3 ans, s'est mariée après 3 mois avec son copain, tout ça en moins de 4 ans, non. elle veut que je fasse comme elle. elle n'écoute pas de musique, ne lit pas. n'aime pas les concerts. que faire avec une fille pareille??!? ben laisser tomber. faire bonne figure alors qu'on bout intérieurement, y a pas pire comme situation. les gens m'ont laissé tomber, j'ai fait pareil. et c'est pas plus mal. au moins je sais qui sont les vraies personnes sur qui je peux compter! j'ai aussi une autre fille, qui croit être ma meilleure amie. elle aussi a un gamin mais est séparée du père. elle m'appelle deux jours avant nouvel an, pour savoir ce que je fais. et me demande de garder son garçon de 2 ans, alors que je n'aime PAS les enfants. du tout. je sais pas quoi faire avec eux. et s'il n'est pas propre, c'est encore pire. je peux dire que je l'ai envoyée sur les roses. mais elle n'a pas compris, elle m'a rappellé le lendemain pour bien vérifier si je voulais pas garder son gamin. pour qu'elle puisse sortir en boîte de nuit au nouvel an. y a des gens sans gêne…
conclusion: conserve bien tes vrais amis et profite de faire un bon coup de balai ;-)

11 août, 2006 11:43  
Blogger Gabbel said...

Le souci c’est qu’on n’a pas toujours envie de donner un coup de balai parce que ça veut dire oublier des années passées avec quelqu’un, oublier les moments forts, les années d’écoles, les découvertes ado communes … le souci c’est qu’on se cache souvent derrière des excuses bidons car on a peur de se retrouver tout seul … et puis un jour on rencontre la bonne personne, celle qui vous ouvre les yeux et vous fait comprendre que l’amitié ce n’est pas à sens unique …

11 août, 2006 12:05  
Anonymous dieudeschats said...

...oui ça éveille beaucoup d'échos cette note. J'ai fait un peu de tri mais pas suffisamment, ça me fait trop mal au coeur "d'abandonner". Alors aux vacances et à Noël, je me retrouve encore avec une belle liste de cartes postales à envoyer... dont la moitié (et encore, avec un peu de chance) me répondront, mais j'espère que l'autre moitié aura eu un peu plaisir à recevoir la carte malgré tout.

11 août, 2006 15:24  
Anonymous mariebruxelles said...

Ca fait 4 ans que j'ai cessé de voir ma dernière "meilleure amie" (pas celle dont j'ai parlé sur mon blog). Nous étions devenues très proches depuis que je l'avais aidée à se sortir d'une situation très délicate vis-à-vis de son mari. Et puis, un jour, elle me parle de la corvée que représente le long trajet en bus qu'elle doit accomplir 4 fois par jour pour conduire sa gamine à l'école privée et la ramener à la maison. Sans réfléchir, je lui demande si elle est vraiment obligée de la mettre dans cette école-là et j'ajoute qu'il y sans doute plein de très bonnes écoles à deux pas de chez elles et que sa fille et elle y gagneraient en qualité de vie si elles ne devaient pas se taper 4 heures de liane et 3 heures de pirogue rien que pour aller à l'école. Eh bien, aussitôt après avoir entendu cette remarque dictée par le bon sens, mon """amie""" m'a mise à la porte de chez elle non sans m'avoir préalablement menacée d'un dépôt de plainte au pénal ! Parce que, selon elle, j'avais tenu des propos gravement insultants à l'égard de sa religion (l'école "privée" en question étant confessionnelle).
C'est beau, l'amitié....

12 août, 2006 11:53  
Anonymous Cyril. said...

Réflexion décidément "vécue" et plein de d'émotions.
J'effectue également de temps en temps un petit filtrage, mais au final, faut se dire qu'assainir est plus structurant que douloureux.

Bonne suite, et vive les blogs pour faire de nouvelles rencontres ! Les pages se tournent, de gré ou de force...

16 août, 2006 10:41  

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